{"id":8368,"date":"2013-10-16T17:46:17","date_gmt":"2013-10-16T17:46:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.internationaldiplomat.com\/?p=259"},"modified":"2013-10-16T17:46:17","modified_gmt":"2013-10-16T17:46:17","slug":"sur-la-route-du-cinema-par-dan-albertini-le-bruit-de-la-derniere-nuit-dapres-les-sequences-inoubliables-dune-vie-dadulte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/12h71.com\/?p=8368","title":{"rendered":"LE BRUIT DE LA DERNI\u00c8RE NUIT. d\u2019apr\u00e8s les s\u00e9quences inoubliables d\u2019une vie d\u2019adulte"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>SUR LA ROUTE DU CIN\u00c9MA<\/strong><i> par <a style=\"color: #000000;\" href=\"\/lovinsky2008@gmail.com\">Dan Albertini<\/a><\/i><\/span><\/p>\n<ul style=\"text-align: left;\">\n<li><span style=\"color: #000000;\"><strong><i>LE BRUIT DE LA DERNI\u00c8RE NUIT. d\u2019apr\u00e8s les s\u00e9quences inoubliables d\u2019une vie d\u2019adulte<\/i><\/strong><\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><i>L\u2019histoire se passe versant-Sud, creux du bassin tranquille de la ville voisine de Middletown. Dans un \u00e9tat pr\u00e8s du Massachusetts. L\u2019H\u00f4tel de ville est situ\u00e9 en sommet arrondi d\u2019un trap\u00e8ze invers\u00e9 comme en d\u00e9versoir au milieu d\u2019une cr\u00eate, au sein de la fourchette (\u00e0 fondue) qui propose soit la biblioth\u00e8que municipale \u00e0 gauche, soit Main Street \u00e0 droite, et la tige inondant les rails qui coupent la ville. Le visiteur ne peut manquer ce grand \u00e9difice comme un fort perch\u00e9 d\u00e9fiant, dont la face blanche jure depuis le bas de l\u2019autre col, avec sa coupole dor\u00e9e. C\u2019est le rond point pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 d\u2019un homme, pour l\u2019horloge. Un \u00e9crivain. L\u2019endroit est cern\u00e9 d\u2019\u00e9glises. Anciennes, les citoyens sont tr\u00e8s religieux. Une femme ne prend plus la sainte communion, la cause, elle a un amant, cet homme. C\u2019est le calme apparent, pourtant le feu de la passion ne d\u00e9chire, mais se partage entre les deux. Rien de visible, il est discret. Les personnages sont r\u00e9els, les sensations sont v\u00e9cues, fortes, la peine et l\u2019amour sont interdits. Le lecteur d\u00e9cidera si c\u2019est l\u2019affaire de la psychanalyse, d\u2019un drame sentimental non violent car les \u00eatres s\u2019aimaient, ou d\u2019un fantasme chez monsieur tout le monde. L\u2019histoire\u00a0!<\/i><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Quand j\u2019\u00e9tais sur le point de partir vers d\u2019autres horizons, je pensais au p\u00e9trole du Venezuela comme premi\u00e8re carri\u00e8re. J\u2019aimais d\u00e9j\u00e0 le cin\u00e9ma, avec mes d\u00e9sirs cach\u00e9s. Je me voyais d\u00e9j\u00e0 technicien sur une plateforme p\u00e9troli\u00e8re, des vents, la mar\u00e9e \u00e0 l\u2019aube, une tasse de caf\u00e9 noir, la richesse. On en parlait \u00e9videmment. Et, cela faisait des envieux qui ne couvaient cette ambition que par le manteau de la peur. Je pensais aussi aux tankers p\u00e9troliers, aux ponts de bateaux marchands jetant l\u2019ancre. P\u00e9n\u00e9trant un port. Les femmes, la f\u00eate. J\u2019ai vu l\u2019avion, mais un peu plus loin dans la vie, avec son train d\u2019atterrissage, ses ailes \u00e9tal\u00e9es, vomissant des touristes sur le tarmac. Il n\u2019y avait encore de passerelles connect\u00e9es. Rien de \u00e7a n\u2019est arriv\u00e9, pourtant j\u2019ai vu le monde en pigeon voyageur. Je r\u00e9alise aujourd\u2019hui que j\u2019avais en main, des r\u00eaves majeurs mais aussi un sc\u00e9nario pour r\u00e9aliser un vrai long m\u00e9trage. Je suis encore \u00e0 l\u2019\u00e9criture et au micro, j\u2019ai fait \u00e9videmment un peu de cam\u00e9ra. Mais, pas celui d\u2019un plateau de tournage. Fantasme. N\u2019allez pas croire que je suis au regret, d\u2019autant plus que j\u2019ai perdu ma derni\u00e8re bien-aim\u00e9e, je m\u2019y plais non de cette perte mais du parcours. Je vais m\u00eame au cin\u00e9ma, voir ce que font les autres. C\u2019est dans ce contexte que je mets l\u00e0 en relief ce que j\u2019ai vu, j\u2019eus dit de l\u2019histoire du cin\u00e9ma autrefois, mais je dis : <strong>SUR LA ROUTE DU CIN\u00c9MA<\/strong>. La cam\u00e9ra me transporte dans la vie \u00e9rotique d\u2019une femme. Un homme assis, pensait ainsi.<\/span><span style=\"color: #000000;\"><i><a style=\"color: #000000;\" href=\"http:\/\/internationaldiplomat.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/daniel16oct-aeaa0.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-261\" src=\"http:\/\/internationaldiplomat.com\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/daniel16oct-aeaa0.jpg\" alt=\"la dernier nuit\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/a><\/i><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>N<\/strong>ous sommes dans l\u2019\u0153il de la cam\u00e9ra. L\u2019obscurit\u00e9 suit son ombre. Elle et l\u2019amant, pourtant se voient. Loin de l\u2019embarras de la clart\u00e9 du jour, dans la complicit\u00e9 de ces \u00e9bats amoureux f\u00e9roces qu\u2019ils partageaient depuis peu. Le sens du toucher, des mots, un autre \u0153il. La femme, nue, il reniflait son souffle. Proche, mais l\u2019entendait \u00e0 distance, il comptait les battements du c\u0153ur. Le pouls r\u00e9sonnait, il ne fallait pas que \u00e7a finisse. Il faisait chaud. Elle transpirait ce soir-l\u00e0. L\u2019un allait c\u00e9der, avant l\u2019autre. Mais, l\u2019autre, pervers, se r\u00e9servait la fin, tout un plat, sachant que celle-ci allait lui rendre sa rage de la jouissance. Ce n\u2019est pas de la pornographie, la cam\u00e9ra est imaginaire. Car, il faut capter \u00e9ros au r\u00e9el. Il le lui avait \u00e9crit, dans une autre histoire. Quand l\u2019homme arriva, flanqu\u00e9 serr\u00e9 sur les fesses de sa compagne, le tonnerre n\u2019e\u00fbt mieux fait. Tant le bruit dans sa t\u00eate pulsait, d\u2019\u00e9motion, de jouissance. Surtout de d\u00e9sir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">\n<span style=\"color: #000000;\">Je vous assure que le film n\u2019est port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran, c\u2019est la puissance d\u2019un r\u00e9cit que j\u2019ai capt\u00e9. L\u2019\u00e9criture r\u00e8gne en ma\u00eetre. Le son. Elle se retenait p\u00e9niblement pour ne laisser couler ni son d\u00e9sir, son amour lui \u00e9tait interdit, ni sa jouissance, toute la maisonn\u00e9e n\u2019\u00e9tait n\u00e9cessairement endormie, ni adulte. Pourtant la violence de la retenue vibrait, plus forte que les \u00e9motions qui la traversaient dans son corps de femme en \u00e9bullition. L\u2019effet d\u2019un coup de cravache claquant de velours. Il n\u2019\u00e9tait point question de voir mais d\u2019entrevoir, un reflet de clart\u00e9 trahissant des courbes, plus bas c\u2019est l\u2019ombre, noir. L\u2019imaginaire \u00e9tait convoqu\u00e9, enr\u00f4l\u00e9. Comment d\u00e9finir\u00a0? Cette violence s\u2019\u00e9tait d\u00e9couverte, spontan\u00e9e, depuis le soir de croisi\u00e8re dans les eaux de la baie d\u2019Hudson. Ah, quand les masques tombent\u00a0! Il n\u2019y avait plus de retenue entre eux, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence des autres f\u00eatards. Le vin aida. Le lendemain, elle l\u2019instruisit sur \u00e9motions, sur sa position pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e aussi, lui r\u00e9v\u00e9lant du m\u00eame coup toute sa rage folle de le prendre en chasse, de le d\u00e9vorer. Son dos br\u00fblant de fi\u00e8vre, contre sa poitrine, elle se fit embrasser. La t\u00eate tourn\u00e9e, \u00e0 moiti\u00e9, visiblement inclin\u00e9e, elle affronta la fronti\u00e8re de la peur, de l\u2019inconnu et de la retenue. Elle se livra, ainsi, vertical, dans cette position. L\u2019expression disait\u00a0: &lt;&lt; prends-moi &gt;&gt;. Le visage parlait\u00a0: &lt;&lt; comme \u00e7a &gt;&gt;, percuta ses tympans. Les mains aussi. Il savait \u00e0 ce moment pr\u00e9cis, que tout le sc\u00e9nario \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit dans le treizi\u00e8me chapitre qui d\u00e9crivait la lettre \u00e9rotique trop os\u00e9e que le prince \u00e9crivit \u00e0 sa bien-aim\u00e9e, dans un Prince Sans Couronne Au Palais. Il connaissait le sc\u00e9nario par c\u0153ur, il le vivait, l\u00e0.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Il avait compris le sens de ses d\u00e9sirs de son amante depuis lors. Et, c\u2019est dans cette position, elle plaqu\u00e9 le ventre contre le matelas, couverture en velours rouge vin, lui, l\u2019\u00e9crasant voluptueusement en massant ses seins nus, et, mordillant par l\u2019arri\u00e8re la fermeture gauche de ses l\u00e8vres, prise rel\u00e2ch\u00e9e, puis toute vapeur sur les l\u00e8vres, comme un fauve qui retient sa femelle. Un f\u00e9lin. Elle, gloussant de d\u00e9sir, repoussant, s\u2019\u00e9tala, avant de lui r\u00e9clamer sans mot dire, le fruit de l\u2019interdit. Un langage.<\/span><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Si vous aviez vu la proximit\u00e9 de la cam\u00e9ra dans Elles \u00c9taient Cinq, pas le crime mais l\u2019angoisse. Sauf que les personnages ne sont pas des Blancs. L\u2019angoisse qui p\u00e9trissait les tripes s\u2019appelaient : d\u00e9sir de la chair. Tout interdit tomba, la retenue d\u00e9finitivement. Elle devenait fauve. Aussi. C\u2019\u00e9tait le bruit de la derni\u00e8re nuit. Elle avait acquis de droits sur lui. Qui pouvait imaginer que le lendemain, tout allait s\u2019estomper. Par la faute d\u2019un mot. Un simple mot. Encore. Le m\u00eame pourtant la nuit, avait tout un autre sens.L\u2019homme se leva et repris la route. Le metteur en sc\u00e8ne renvoie sur cette image<\/em>. <strong>Un r\u00e9cit.<\/strong><\/span><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #000000;\">Qui donc a conclu ainsi : l\u2019homme, vous ou moi ? Le cin\u00e9ma poss\u00e8de tous ses atouts certes, je ne suis encore cin\u00e9aste depuis tout ce temps, acteur non plus. Je me sens naturellement confortable dans l\u2019\u00e9criture et, je demeure persuad\u00e9, que sans l\u2019\u00e9criture, la route du cin\u00e9ma aurait du bruit comme son, de la musique peut-\u00eatre, une autre forme d\u2019\u00e9criture. Mais serait sans parole. Cartoon Network ne s\u2019y plairait. Merci d\u2019y croire !<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\"><strong>lovinsky2008@gmail.com<\/strong><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>SUR LA ROUTE DU CIN\u00c9MA par Dan Albertini LE BRUIT DE LA DERNI\u00c8RE NUIT. d\u2019apr\u00e8s les s\u00e9quences inoubliables d\u2019une vie d\u2019adulte L\u2019histoire se passe versant-Sud, creux du bassin tranquille de la ville voisine de Middletown. Dans un \u00e9tat pr\u00e8s du Massachusetts. L\u2019H\u00f4tel de ville est situ\u00e9 en sommet arrondi d\u2019un trap\u00e8ze invers\u00e9 comme en d\u00e9versoir<br \/><a class=\"moretag\" href=\"https:\/\/12h71.com\/?p=8368\">+ Read More<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":5636,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[533,2077,2083],"tags":[2135,137,156,3002,3572,3604,4707],"class_list":["post-8368","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-culture","category-francais","category-routecinema","tag-adulte","tag-cinema","tag-dan-albertini","tag-femelle","tag-la-dernier-nuit","tag-le-bruit","tag-vie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8368","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8368"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8368\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8368"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8368"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/12h71.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8368"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}